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Publié : 18 janvier 2012
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Historique

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Marcel Sembat (1862 - 1922)

Avocat, membre de la ligue des droits de l’homme, Marcel Sembat fut
élu député socialiste indépendant en 1893 et siégea à la chambre des
député jusqu’à sa mort en 1922.

Orateur brillant et apprécié, il s’est spécialisé dans les questions internationales.

En août 1914, il fut ministre des travaux publics avec Léon BLUM
comme chef de cabinet. Démissonné en 1917, il demeura actif en politique
et, au congré de Tours (déc. 1920), il prit position contre l’adhésion à
la IIIème Internationale.

Le Pamphlet "Faites un Roi sinon faites la paix" est de lui (1913, devant la montée des périls).

Sa femme était le peintre et sculpteur G. Agutte.

Pourquoi un Lycée Marcel SEMBAT à Sotteville-Lès-Rouen ?

Il semble que M. TILLOY, Maire de Sotteville au moment de la
construction du Lycée (à l’époque "Ecole Pratique d’Industrie"), ait été
très lié à M. Sembat.

Il y aurait donc trois motifs à cette initiative :

- L’amitié qui liait le Maire de Sotteville et Marcel Sembat.
- Le fait que Marcel Sembat ait été Ministre des Travaux Publics.
- Le décès de Marcel Sembat (1922) qui précédait de peu l’inauguration de lycée (1er oct. 1924).


Le
groupe d’écoles Sembat
L’école fut donc baptisée du nom du socialiste réformateur Marcel Sembat
qui désirait une république plus juste et plus égalitaire. Les jeunes
sottevillais et sottevillaises quittaient l’école primaire à douze ou
treize ans avec ou sans certificat d’études. Quelques solutions
s’offraient à eux pour apprendre un métier ou continuer quelques études.
Les études supérieures, lycées, collèges, pour celles ou ceux dont les
parents avaient des possibilités financières. Pour les autres, les plus
défavorisés, l’apprentissage chez les artisans de toutes sortes,
couvreurs, plombiers, menuisiers, maçons, etc…
L’école d’apprentissage des Chemins de Fer, après visite médicale et
examens, l’école des chantiers de Normandie, et l’école pratique
d’industrie de Rouen. Le port récupérait également des garçons pour les
courses, les petits travaux de docker, etc… Les industries textiles, les
confections, étaient également preneurs de ces jeunes peu ou pas payés.
La construction et l’ouverture en octobre 1924 d’une Ecole Pratique
d’industrie de garçons et filles à Sotteville y fut donc très appréciée.



Ateliers de l’école pratique

On y préparait les métiers de dessinateurs, électriciens, ajusteurs,
tourneurs, forgerons, et serrurerie pour les garçons. La comptabilité,
le secrétariat, la couture pour les filles. Préparation en trois ans au
C.A.P. ou au B.E.I. (Brevet Elémentaire Industriel), avec possibilité de
préparation aux écoles d’ingénieurs pour les garçons. A l’ouverture en
1924, soixante élèves étaient inscrits.



Vue aérienne (vers 1960)

Très tôt, le lycée se distingue par sa situation de part et d’autre
de la rue Léon Salva. Au premier plan, le bois de la Garenne dans lequel
sera construit le bâtiment pour les internes, achevé en 1965.

Deux ateliers et l’amphithéâtre (vers 1960, photos J. Vavasseur, Paris-Normandie)



Le lycée s’agrandit (Photo G. Muller, 01/08/90)

Menée en 1989/90, cette extension comprend notamment une nouvelle
entrée et deux nouveaux bâtiments en L, enjambant la rue Léon Salva.



Perspective de la restructuration dont les travaux ont débuté en 2006.